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Le voyage est un retour vers l'essentiel

Pause urbaine en rentrant au Cambodge

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Pendant qu’en France, avec un hiver rigoureux, tout le monde prépare les festivités du nouvel an, c’est sous le soleil, avec un thermomètre qui dépasse les 30 degrés, que nous passons la frontière pour rentrer au Cambodge.
Nous sommes sur la route de Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Mais avant d’arriver à destination il nous faut d’abord passer la frontière.

C’est notre troisième passage de frontière. Le premier était pour rentrer au Laos depuis la Thaïlande (quand nous étions devenus millionnaires), le second était un aller-retour Laos-Thailande et Thailande-Laos dont le but était de prolonger notre visa touristique qui arrivait à expiration (nous n’en avions pas parlé sur le blog mais nous avions fait cet aller-retour à Thakek dans le centre du Laos).

Nous ne sommes pas encore des experts du passage de frontière mais nous commençons à avoir l’habitude. Comme à chaque fois il s’agit de se faire valider par un coup de tampon la sortie du pays et par un autre coup de tampon l’entrée dans le nouveau pays, sans oublier d’acheter le visa qui nous donne le droit d’entrée.
Le passage de frontière est très bien organisé par les autorités locales tant que nous donnons les dollars demandés à intervalles réguliers pour différentes raisons bien trouvées (contrôle sanitaire 1$, un coup de tampon 1$, un autre coup de tampon 1$, le prix du visa 23$). Nous faisons comme tout le monde et suivons le flux de touristes.

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Nous arrivons finalement à Phnom Penh en soirée aux alentours de 21h30. Il fait nuit noire et stratégiquement ce n’est jamais bon d’arriver dans la nuit dans une grande ville. Il est plus difficile de se rendre compte de son environnement et l’ambiance est plus oppressante.

Les chauffeurs de tuk-tuk nous sautent dessus pour nous proposer de nous emmener dans telle ou telle guesthouse qui selon leurs dires est toujours la meilleure. C’est en général plutôt une histoire de commission qu’ils peuvent toucher. C’est d’autant plus difficile pour nous que nous rentrons tout juste au Cambodge et nous n’avons pas encore idée des tarifs pratiqués. Il vaut toujours mieux s’éloigner de la station de bus et prendre son temps.

C’est ce que nous faisons et nous montons dans un tuk-tuk pour nous emmener à une guesthouse que nous avons repéré dans le guide : la Royal Guesthouse. Finalement la guesthouse est pleine et nous nous replions sur notre second choix : Okay Guesthouse. Nous allons pouvoir nous reposer et dormir un peu, d’autant plus que je suis un peu malade.

Phnom Penh est notre première étape urbaine. Avec ses 1,5 millions d’habitants, nous ne nous étions jamais arrêtés dans une si grande ville. Nous comptons en profiter d’être dans un endroit plus urbain que d’habitude pour y passer le jour de l’an. Nous restons donc 5 jours. C’est l’occasion pour nous de retrouver une nourriture saine ! :)

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Pauvreté absolue et richesse extrême, charme et chaos, Phnom Penh est une ville fascinante qui conjugue en même temps le passé et le présent du continent. Cette cité met les sens à rude épreuve. Motos, voitures et vélos circulent à contresens sans se soucier des piétons, des odeurs âcres émanent des échoppes et des marchés et la ville s’éveille dès 6h à grands renforts de klaxons, de pétarades et de tous les bruits de la vie quotidienne.

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Le Cambodge a une histoire compliquée et je n’ai pas encore tout compris tant les changements de gouvernements (aidés ou non de l’étranger) ont été nombreux. Mais parmi les tristes épisodes de son histoire il y en a un que beaucoup connaissent, il s’agit de la période des khmers rouges. Nous connaissons l’histoire telle que nous l’avons vu par les médias occidentaux et je pense que c’est sans doute plus compliqué encore que ça en a l’air.
Avec Annabel, nous sommes surpris lorsque nous nous rendons compte que certains cambodgiens regrettent Pol Pot…

A Phnom Penh, il est possible de visiter une ancienne prison qui servait à enfermer les opposants au régime des khmers rouges. C’est la tristement célèbre prison de haute sécurité 21.
En 1975, les forces de sécurité de Pol Pot investirent le lycée Tuol Svay Prey et en firent la prison de haute sécurité 21 ou S-21. Elle devint rapidement le plus grand centre de détention et de torture du pays. Entre 1975 et 1978, plus de 17000 détenus du S-21 furent massacrés au camp d’extermination de Choeung Ek.
Les Khmers rouges tenaient des registres méticuleux de leurs exactions. Chaque prisonnier qui arrivait au S-21 était photographié, parfois avant et après une séance de torture.

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Autant vous dire qu’après la visite nous étions un peu secoués…

Dans toutes les histoires des peuples il y a des moments d’horreur et aussi des moments de grandeur. Avant le triste épisode des khmers rouges, aux alentours des années 800, les khmers possédaient un empire qui fut le plus grand empire qu’ait connu l’Asie du Sud-Est : l’empire d’Angkor. La grandeur et la folie architecturale de cet empire est nettement visible sur le site des temples d’Angkor que nous avons prévu de visiter durant notre séjour au Cambodge.

A Phnom Penh, de construction plus récente, il est possible d’admirer le palais royal et la pagode d’argent.
Avec ses toits khmers classiques et ses dorures le palais royal domine la ligne d’horizon de la capitale. Cet édifice splendide rappelle le palais royal de Bangkok. Caché derrière un mur d’enceinte, ce havre de paix s’agrémente de superbes bâtiments de cérémonie et de jardins luxuriants.
La pagode d’argent doit son nom à son sol constitué de plus de 5000 dalles d’argent, pesant chacune 1 kg. La plupart sont couvertes pour être protégées mais on peut en voir quelques une près de l’entrée.

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Comme je l’ai dit au début de ce billet, à mon arrivée au Cambodge, je suis un peu malade et les allers-retour aux toilettes sont assez nombreux. Heureusement je me remets assez rapidement et après 2-3 jours l’appétit revient. Heureusement car nous voulons découvrir la cuisine cambodgienne et la comparer à la cuisine laotienne.
Rien de tel qu’un cours de cuisine ! Nous remarquons rapidement que les préparations sont beaucoup plus à base de sucré-salé.

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Après ces 5 jours de pause urbaine nous devons repartir sur la route. J’avoue avoir beaucoup aimé me retrouver dans un environnement urbain, retrouver quelques réflexes de citadin. Même si Phnom Penh est bien différente des villes françaises ça nous redonne un aperçu du confort et des facilités que nous avons chez nous. Et profiter de la télé française dans la chambre en regardant ‘Questions pour un champion’ sur TV5 n’a jamais été un si grand plaisir :)

Mais, retrouver la campagne va aussi être un grand plaisir surtout que pour notre prochaine étape nous allons découvrir notre premier village flottant !

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Billet publié dans la catégorie Cambodge |
Un commentaire sur

“Pause urbaine en rentrant au Cambodge”

  1. Avatar Le 12 janvier 2011 à 14 h 32 min Stéphanie a écrit:

    J’adore ce billet ! J’ai voyagé pendant plusieurs minutes en le lisant. Merci !


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